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Jean Philippe Omotunde (Historien et chercheur de l’Institut Africamaat de Paris) Des OVNI en Égypte!

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Jean Philippe Omotundé (Historien et chercheur de l’Institut  Africamaat de Paris); Des OVNI en égypte !Jean Philippe Omotunde (Historien et chercheur de l’Institut Africamaat de Paris) Des OVNI en Égypte!

Le 23 mars 2010, à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), le MRAX, une association belge, qui dans le cadre de la semaine contre le racisme, avec un groupe de travail intitulé “discriminations envers les noirs” organise une conférence et invite :

  1. Sylvain Kalamba Nsapo (Docteur en théologie) vivant en Belgique. « “Ancien prêtre” de l’église catholique belge, NDLR ».
  2. Jean Philippe Omotundé (Historien et chercheur de l’Institut Africamaat de Paris)

L’introduction de la séance, présentation et modération assurée par Moise Essoh (Belgique)

Le début de la conférence est assuré par Monsieur Sylvain Kalamba Nsapo (blanchi, nourri, entretenu par l’église catholique belge).

Le contenu de la conférence :

Historiographie: Place des noirs dans l’histoire, la place scientifique des noirs dans l’histoire de l’humanité, des sous-alimentés intellectuels…

Philosophie: Rappel de l’origine des premiers philosophes grecs qui avaient des noirs comme professeurs en Égypte et non dans la Grèce antique.

Religion: Rappel sur l’origine de la pensée de la création jusqu’au monothéisme: Le créateur unique.

Rappel de la notion écologique de l’Afrique noire.

Jean Philippe Omotundé : Rappel de la problématique du racisme, l’histoire de l’Afrique noire, Sagesse: absence de sagesse en Occident…

Le courriel diffusé par le MRAX, annonce qu’ils « apporteront un éclairage plus que nécessaire sur l’apport des noirs dans l’histoire scientifique du monde »

Le lieu : Une Université libre dans la capitale européenne : l’Université Libre de Bruxelles – Europe-, (ULB) – Campus du Solbosch – Bâtiment H Salle H1302. Entrée Libre.

Présenté par le MRAX comme chercheur, venant de Paris, Monsieur Jean Philippe Omotundé démarre sa prestation, habillé dans une tenue sortie d’un film de science fiction, avec un Laptop (Windows 7) projette un fichier Powerpoint montrant des images (connues depuis longtemps) de l’Égypte antique, et de l’apport de l’Afrique noire à la Grèce antique.

Déjà vu, mais soit.

Pour les personnes habituées à la lecture de l’histoire de l’Afrique ancienne, rien de neuf, juste du déjà vu !

La présentation continue jusqu’au moment où, Monsieur Omotundé montre une diapositive présentant des hiéroglyphes qui symbolisent :

Jean Philippe Omotundé (Historien et chercheur de l’Institut Africamaat de Paris); Des OVNI en égypte !

  1. Un hélicoptère
  2. Un sous-marin
  3. Un ovni
  4. Un avion (à réaction)

Monsieur Omotundé affirme avoir vu ces hiéroglyphes durant ses nombreux voyages en Égypte.  Monsieur  Omotundé sous entend que les noirs dans l’antiquité africaine, avaient des connaissances en électronique électricité… Rien de moins !

Jean Philippe Omotundé (Historien et chercheur de l’Institut Africamaat de Paris) Des OVNI en Égypte.J’interviens pour lui dire qu’il s’agit d’un faux ! Monsieur Omotundé bloque mon intervention, mais soit !

Monsieur Omotundé informe la salle qu’il a vu les « textes d’OVNI » lors de ses multiples voyages en Egypte… Il insiste au sujet des ses multiples voyages organisés sur la terre des Pharaons.

Pour ne pas interrompre la présentation, je laisse continuer son intervention.

La présentation terminée, je vois un groupe « nouveaux disciples » accumulé autours de Monsieur Omotundé qui présente les classiques livresques de l’Institut Africamaat, je range mon matériel d’enregistrement audio (l’intervention de Monsieur Institut Africamaat est enregistrée) et je quitte la salle.

Pour le lecteur lambda présent ce 23 mars 2010, cette présentation est « époustouflante de révélations », alors que tout le contenu (textes et photos) remonte à 99% à Cheikh Anta Diop et Théophile Obenga sans les citer !

Sorti de la salle, je rencontre un Arabe (originaire d’Afrique du Nord) qui a assisté à la présentation, et qui commence à rire dés la discussion engagée… « Soyez un peu plus crédibles… des extra-terrestres en Égypte…»

Mes reproches à  Monsieur Omotundé (Institut Africamaat) : Ici il ne s’agit plus de divergences philosophiques ou politiques mais de technologie, de connaissances et recherches : Rien d’autre !

Je ne rentre pas dans le cadre des images diffusées dans sa présentation : Rien de neuf.

Monsieur Omotundé affirme avoir corrompu des gardiens de mausolées en Égypte pour prendre des photos. En fait les images projetées sont connues depuis la publication de Nation Nègre et Cultures de Cheikh Anta Diop.

Pour un africain (qui doit découvrir) invité et présenté comme un historien et chercheur de l’Institut Africamaat de Paris, le devoir basic consiste à vérifier ses informations et faire au préalable, une proposition de recherche dans le cadre des hiéroglyphes qui symbolisent :

Jean Philippe Omotundé (Historien et chercheur de l’Institut Africamaat de Paris) DES OVNI en Afrique A:    Un hélicoptère

B:     Un sous-marin

C:     Un ovni

D:    Un avion (à réaction)

Dans toute l’histoire de l’Égypte ancienne, aucune inscription hiéroglyphique sur mur ou papyrus ne mentionne des éléments qui relèvent de la technologie moderne (2010), sur tout le territoire africain.

Dans le meilleur des cas, des chercheurs équipés d’appareils de mesure audio cherchent depuis plus de 30 ans au moins, les textes relatifs à la construction des pyramides.  A travers toute l’étendue géographique de l’Égypte, Monsieur Omotundé projette une image « issue » sur un seul mur, une seule cartouche qui (dé)montre :

  • Un hélicoptère : Ce que Monsieur Omotundé ignore : Le design de cet hélico est d’un modèle nommé « Apache » de fabrication américaine. Monsieur Jean Philippe Omotundé (Institut Africamaat) a daigné devant cette image présentée comme révolutionnaire, donner la moindre explication scientifique. Ni lieu ni date. Quelle combustible fut utilisé, quelle électronique, quelle chaine de montage, quels chercheurs… : Nada !
  • Un sous-marin : Comme si les égyptiens (noirs de l’antiquité) connaissaient : La propulsion sous-marine et les moteurs, l’électronique, les câblages électriques, des usines de transformation des minerais et centres de recherches électroniques, les radars et la géo location, les radars et sonars, la compression et décompression issues de la connaissance des profondeurs… : Aucune preuve ! Nada !
  • Un ovni : Cet Ovni est d’un modèle inconnu à l’heure actuelle sur la planète terre en 2010: Ni la Nasa, l’Europe, la Russie, l’inde, la Chine ne savent construire un OVNI (Objet Volant Non Identifié) ! Monsieur Jean Philippe Omotundé de l’Institut Africamaat de Paris, a daigné devant cette image présentée comme révolutionnaire, donner la moindre explication scientifique. Ni lieu ni date. Quelle technologie fut utilisée, quelle science…  L’OVNI de Monsieur Omotundé est un modèle inconnu en 2010. L’humanité a besoin de l’invention, de l’application de cette technologie qui permettra un déplacement dans l’hyper-espace, d’une planète vers une autre, de notre système solaire actuel vers un autre, d’une dimension vers aune autre, qui sait, remonter l’espace et le temps ?
  • Un avion (à réaction) : Cet avion date d’une époque inconnue, aucune trace scientifique connue. Pour rappel, les pyramides dont Monsieur Omotundé réclame la paternité nègre, sont basées sur des données architecturales prouvées, et pire aucun bureau d’architecture (même africain) a réussi à donner les plans du constructeur (Imhotep), juste des spéculations…

Au minimum en 2007-2009, j’ai vu ces images circuler sur l’internet via des emails. Moins d’une heure de recherche et lecture sur l’internet m’a permis de comprendre qu’il s’agit d’un HOAX (de faux)  diffusé par des sites internet qui :

  • Affirment que la civilisation égyptienne fut crée par des extra-terrestres, non par des humains (et encore moins par des noirs) !
  • Que les connaissances astronomiques des Dogons (Mali, Afrique de l’Ouest) viennent d’une civilisation extra-terrestre… Le nègre est incapable de faire de la recherche, d’inventer, tout ce qui existe en Afrique noire est l’œuvre d’une civilisation extra-africaine, voir extra-terrestre ! C’est ce qui est sur l’Internet (3 ans au minimum) avant cette présentation à l’ULB …
  • Qu’Akhenaton a rencontré, a déclaré avoir vu des OVNI (Objets Volants Non Identifiés) qui l’ont enlevé, il fut conduit à partir d’un vaisseau léger vers le transporteur lumineux – l’astre solaire – « vaisseau mère » qui se trouvait en orbite géostationnaire au-dessus de la terre (Star Gate). Dans ce vaisseau, cette civilisation extra-terrestre aurait expliqué les principes basics, fondamentaux de la vie à  Akhenaton, puis l’ayant remmené sur terre, ce dernier aurait développé (sans rien comprendre à la technologie supérieure) le culte monothéiste en confondant le soleil « disque lumineux comme référence religieuse» avec la puissance technologie extra-terrestre qui étend son savoir sur terre à travers des rayons symbolisés par des bras terminés par des mains qui tiennent le signe Ankh, de la vie: Nous avons apporté la civilisation sur terre en Égypte.
  • Et beaucoup d’autres inepties, fadaises de ce genre.

D’après la présentation de Monsieur Omotundé, ces quatre segments ci-dessus se trouvent sur une seule place géographique dans toute l’histoire de l’humanité. En fait, Monsieur Omotundé sert de relai ou caisse de résonance simpliste aux explications « courantes » des sites internet qui expliquent l’origine des civilisations noires de la vallée du Nil jusqu’en Afrique du Sud par l’apport de civilisations extra-terrestres.

Jean Philippe Omotundé (Historien et chercheur de l’Institut  Africamaat de Paris) DES OVNI en Afrique

La base des explications de ce Hoax visuel concernant ces engins est la suivante : Les pharaons suivants ont à chaque fois, en cas de contradiction historique ou de divergence avec leurs prédécesseurs, gravé d’autres textes sur les textes antérieurs, ce qui donne sur le temps cette déformation visuelle.   Encore une fois fadaises tout simplement.

En cas de divergences, effacer les textes des rois prédécesseurs pour y graver des textes « light » à sa gloire, oui, ceci est expliqué de long en large par des archéologues et historiens de l’Égypte ancienne. Mais dans le cas qui nous concerne, c’est-à-dire des hiéroglyphes qui montrent sur une seule place, un seul monument, un seul pan de mur, des appareils qui se déplacent dans les océans, dans l’air et dans l’espace-temps, il s’agit de fadaises, de manipulation tout simplement.

Monsieur Omotundé (Historien et chercheur de l’Institut Africamaat) fait référence à une probabilité impossible sur le plan archéologique et scientifique.

La redécouverte de l’histoire africaine n’accorde à personne le droit de manipuler les masses en présentant des inepties qui relèvent tout simplement d’une escroquerie issue d’un programme informatique de traitement d’images.

Comment une personne qui voyage à travers le monde, il se présente ainsi, invité dans de nombreux pays, ose en 2010 présenter des contre vérités qui portent préjudice à toute l’histoire du monde noir ?

Devant quel tribunal peut-ont porter plainte pour préjudice (avant la date fatidique valable pour le domaine judiciaire belge…)

Peut-être est-ce le véritable visage de son Institut ! Ce qu’on appelle “le Cheikh Anta Diop Business !”

Si les Professeurs Théophile Obenga et Cheikh Anta Diop étaient au colloque du Caire, sur l’invitation de l’UNESCO en 1974 avec comme sujet de débat : Les origines de la civilisation égyptienne, avec des données semblables à celles présentées par Monsieur Omotundé,  99,99% des africains qui s’aventurent sur un terrain historique seraient encore dans leurs cases…

Si tous les chercheurs africains suivants, dans tous les domaines, faisaient preuve d’autant de légèreté…

Un peu de rigueur scientifique est requis !

A la fin de soirée, Monsieur Moïse Essoh, (Modérateur) a présenté l’idée de signer une pétition pour demander l’enseignement des humanités classiques (L’histoire de l’Afrique) en Europe…

Quant aux sites de « réseaux sociaux » qui sont les références sociales de ces Messieurs qui oublient ou ne savent plus les fondements du Social : A Mâat (Diouf) le prénom de mon jeune frère au Sénégal.

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Mbagnick Diouf, Pour Goree Network / Les Griots du Web 2010

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