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Martin Luther King, Jr./ Sur les marches du Lincoln Mémorial, Washington D.C., le 28 août 1963. / Barack Obama 20 janvier 2009

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Martin Luther King, Jr./ Sur les marches du Lincoln Mémorial, Washington D.C., le 28 août 1963. / Barack Obama 20 janvier 2009

A l’attention de celles et ceux qui ne sont pas familiarisés avec l’anglais, nous espérons que cette traduction est assez fidèle avec le texte du discours de Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Mémorial, Washington D.C., le 28 août 1963.

” J’ai un Rêve
Il y a cent ans, un grand américain, qui jette sur nous aujourd’hui son ombre symbolique, a signé la Proclamation d’Émancipation.
Ce moment d’une importance capitale venait porter une lumière, comme un phare d’espoir aux millions d’esclaves Noirs marqués par les flammes d’une injustice criarde, et annonçait l’aube joyeuse qui allait mettre fin à la longue nuit de la captivité.

Mais un siècle plus tard, nous devons faire le constat tragique que les Noirs ne sont pas encore libres.
Un siècle plus tard, la vie des Noirs reste entravée par la ségrégation et bloquée par les chaînes de la discrimination.
Un siècle plus tard, les Noirs sont isolés dans un îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle.
Un siècle plus tard, le Noir languit toujours dans les marges de la société américaine, des exilés dans leur propre terre.
Alors nous venons ici aujourd’hui pour rappeler d’une manière dramatique notre effroyable condition d ‘existence.
Nous venons à la capitale de notre nation pour demander  en quelque sorte, le paiement d’un chèque.
Quand les architectes de notre République écrivirent les textes magnifiques de la Constitution et de la Déclaration d’Indépendance, ils signèrent un billet à l’ordre de chaque américain. C’était la promesse que chacun serait assuré de son droit inaliénable a la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur.

Il est aujourd’hui évident que l’Amérique a manqué à cet engagement quant à ses citoyens de couleur. Au lieu de faire honneur à cette obligation sacrée, l’Amérique à passé au peuple Noir un chèque qui revient marqué “sans provisions”. Mais nous ne saurons croire que la banque de la Justice a fait faillite. Nous ne saurons croire qu’il n’y a plus suffisamment de provisions dans les grands coffres d’opportunité nationaux.
Alors nous venons exiger paiement contre ce chèque, paiement sur demande des richesses de la liberté et de la sécurité que procure la justice.

Nous venons également à cet endroit sacré pour rappeler à l’Amérique l’urgence absolue du moment.
Ce n’est pas le moment de calmer les esprits, ni de nous laisser endormir par une approche gradualiste. Il est temps de quitter la vallée sombre et désolée de la ségrégation raciale pour prendre le chemin ensoleillé de la justice raciale.
Il est temps d’ouvrir les portes de l’opportunité à tous les enfants de Dieu. Il est temps de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale jusqu’au rocher solide de la fraternité.

Que la nation ne tienne pas compte de l’urgence du moment, qu’elle sous-estime la détermination des Noirs, lui serait fatal. Cet été étouffant du mécontentement légitime des Noirs ne prendra fin qu’à l’arrivée d’un automne vivifiant qui amènera liberté et égalité. L’année 1963 n’est pas une fin, mais un début.
Ceux qui veulent croire que les Noirs seront satisfaits de s’exprimer avec force auront un fâcheux réveil si la nation revient aux affaires habituelles comme si de rien n’était.
L’Amérique ne connaîtra ni repos ni tranquillité aussi longtemps que les Noirs ne jouissent pas pleinement de leurs droit civiques.
Les orages de la révolte continueront à secouer les fondations de notre pays jusqu’au jour où la lumière de la justice arrivera.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, qui est sur le point de franchir le seuil de la justice. En luttant pour prendre notre juste place, nous ne devrons pas nous rendre coupables d’actes injustes. Ne buvons pas de la coupe de l’amertume et de la haine pour assouvir notre soif.

Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation créative dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique, la force de l’âme. Le militantisme merveilleux qui a pris la communauté noire ne doit pas nous amener à nous méfier de tous les Blancs, puisque beaucoup de nos frères Blancs, on le voit par leur présence ici aujourd’hui, se sont rendus compte que leur destin est lié au nôtre, et que leur liberté dépend étroitement de la nôtre. Nous ne pouvons pas marcher seuls.

Et quand nous marchons, nous devons jurer d’aller toujours de l’avant. Nous ne pouvons pas faire demi-tour. Certaines personnes demandent aux fervents des droits civiques, “Quand serez-vous satisfaits ?”
Nous ne saurons être satisfaits tant que nous ne pouvons pas laisser nos corps fatigués se reposer dans les motels des routes ni les hôtels des villes. Nous ne saurons être satisfaits tant que les Noirs ne peuvent bouger que d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne saurons être satisfaits tant qu’un Noir du Mississippi n’a pas le droit de voter et qu’un Noir à New York ne voit personne pour qui il peut voter.
Non, non-nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons satisfaits que le jour où la justice se déchainera comme les eaux, et que la rectitude sera comme un fleuve puissant.

Je ne suis pas sans savoir que certains d’entre vous arrivent ici après maintes épreuves et tribulations. Certains d’entre vous viennent directement des cellules étroites de prison. Certains d’entre vous viennent des régions où votre quête pour la liberté vous a laissé meurtris par les orages de la persécution et renversés par le vent de la brutalité policière. Vous êtes les vétérans de la souffrance créative. Persévérez dans l’assurance que la souffrance non méritée vous portera rédemption.

Retournez au Mississippi, retournez à Alabama, retournez en Géorgie, retournez en Louisiane, retournez aux ghettos et quartiers pauvres de nos villes du Nord, en sachant que cette situation, d’une manière ou d’une autre, peut être et sera changée. Ne nous complaisons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous dis aujourd’hui mes amis, que malgré les difficultés et les frustrations du moment, j’ai quand même un rêve. Et C’est un rêve profondément enracinée dans le rêve américain.

J’ai un rêve qu’un jour, cette nation se lèvera et vivra la vrai signification de sa croyance fondatrice : “Nous tenons ces vérités comme évidentes, que les hommes naissent égaux.”

J’ai un rêve qu’un jour, sur les collines de terre rouge de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
J’ai un rêve qu’un jour même l’état de Mississippi, un désert étouffant d’injustice et d’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.
J’ai un rêve que mes quatre enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés non pas par la couleur de leur peau, mais par leur attitude sociale.
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve qu’un jour l’état de l’Alabama, dont le gouverneur actuel parle d’interposition et de nullification, sera transformé en un endroit où des petits enfants noires pourront prendre la main des petits enfants blancs et marcher ensemble comme frères et sœurs.
J’ai un rêve aujourd’hui.
J’ai un rêve qu’un jour, chaque vallée sera levée, chaque colline et montagne sera nivelée, les terres rugueses seront lissés et les endroits tortueux seront applanis, et la gloire du Seigneur sera révélée, et tous les hommes la verront ensemble.
Ceci est notre espoir, Et c’est avec cet espoir que je retourne au Sud du pays.
Avec cette foi, nous pourrons transformer les antagonismes de notre nation en une belle symphonie de fraternité.
Avec cette foi, nous pourrons travailler ensemble, prier ensemble, lutter ensemble, être emprisonnés ensemble, nous révolter ensemble pour la liberté, en sachant qu’un jour nous serons libres.
Lorsque ce jour arrivera, tous les enfants de Dieu pourront chanter avec un sens nouveau cette chanson patriotique, “Mon pays, c’est de toi, douce patrie de la liberté, c’est de toi que je chante. Terre où reposent mes aïeux, fierté des pèlerins, de chaque montagne, que la liberté retentisse.”
Et si l’Amérique veut être une grande nation ceci doit se faire.

Alors, que la liberté retentisse des grandes collines du New Hampshire. Que la liberté retentisse des montagnes de  New York.

Que la liberté retentisse des hauts Alléghéniens de la Pennsylvanie !
Que la liberté retentisse des Rockies enneigées du Colorado !
Que la liberté retentisse des beaux sommets de la Californie !
Que la liberté retentisse des Stone Mountains de la Géorgie !
Que la liberté retentisse des Lookout Mountains du Tennessee !
Que la liberté retentisse de chaque colline et de chaque hameau du Mississippi ! Que la liberté retentisse !
Quand nous laisserons retentir le son de la liberté, quand nous la laisserons retentir depuis chaque Village, chaque lieu-dit, Etat et Ville, nous ferons approcher ce jour lorsque tous les enfants de Dieu, Noirs et Blancs, Juifs et Gentils, Protestants  & Catholiques, pourront se prendre par la main et chanter les paroles du vieux Negro spiritual:

Enfin libres! Enfin libres !

Dieu Tout-Puissant, Merci, nous sommes enfin libres !”

La vidéo du discours prononcé par Martin Luther King, Jr, sur les marches du Lincoln Mémorial, Washington D.C., le 28 août 1963.

Le discours du Pasteur Martin Luther King, en 1963…!

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Publié par Mbagnick Diouf, Pour Radio Goree Network / les Griots du Web 2009.
Categories: - Débats-En ligne ! - Histoire - Immigrations - Les Cultures d'Afrique - Martin Luther King Jr (I Have a Dream) - Martin Luther King Jr. - Thot / Littérature
Luc
Merci pour les infos sur M L King en Obama.
Il s’agit d’une journée historique…
Luc
20 January 09 at 21:18